31 mai 2014

Ô le calme jardin d'été où rien ne bouge

      Ô le calme jardin d'été où rien ne bouge ! Sinon là-bas, vers le milieu De l'étang clair et radieux, Pareils à des langues de feu, Des poissons rouges.   Ce sont nos souvenirs jouant en nos pensées Calmes et apaisées Et lucides - comme cette eau De confiance et de repos.   Et l'eau s'éclaire et les poissons sautillent Au brusque et merveilleux soleil, Non loin des iris verts et des blanches coquilles Et des pierres, immobiles Autour des bords vermeils.   Et... [Lire la suite]
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30 mai 2014

Front de nuages...

  Sous le vent qui chasseSous le vent qui chante   Le vent de la mer Le cour lourd dépasseL'esprit qui le hanteLe temps est amer Le ciel bas se masqueEt l'espoir se lasseDans mes yeux ouverts J'attends que tout passeMa douleur plus basse Sous le front couvert Aucun secret dans les rides inextricables de tes mains. Aucun regret dans ton regard qui ouvre le matin Même l'oubli du sang qui coule goutte à goutte dessources du destin Pierre Reverdy     Pierre... [Lire la suite]
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29 mai 2014

Chant pour la belle saison...

Rien ne ressemble plus à l'inspiration Que l'ivresse d'une matinée de printemps,   Que le désir d'une femme. Ne plus être soi, être chacun.   Poser ses pieds sur terre avec agilité. Savourer l'air qu'on respire.   Je chante ce soir non ce que nous devons combattre Mais ce que nous devons défendre. Les plaisirs de la vie. Le vin qu'on boit avec des camarades. L'amour. Le feu en hiver. La rivière fraîche en été. La viande et le pain de chaque repas. Le refrain que l'on chante en... [Lire la suite]
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28 mai 2014

Ombres ...

    Quand mes pensées s'arrêtentEt figent les instants.   Quand en moi se répètentD'autres lieux d'autres temps Quand d'un mot d'une phraseS'estompe le décor   Et quand un ange passeD'ennui ou de remords…   Je cours après mon ombreEt nul ne sait Quand la folle natureMe fait de grands cadeaux Quand d'une fleur d'un murmureMe vient comme un écho Quand soudain souvenancesVont s'accrochant aux heures Et quand réminiscencesM'emplissent de langueur Je cours après mon ombreEt nul... [Lire la suite]
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27 mai 2014

Mon ami le paysage...

  Mon ami le paysage (extrait );   J'ai pour voisin et compagnonUn vaste et puissant paysage Qui change et luit comme un visageDevant le seuil de ma maison.   Je vis chez moi de sa lumièreEt de son ciel dont les grands vents   Agenouillent ses bois mouvantsAvec leur ombre sur la terre Un bruit s'entend : c'est un ruisseauQui abaisse de pente en pente   Le geste bleu de son eau lenteJusqu'à la crique d'un hameau,   Lorsqu'en Mai brillent les taillis,Tout mon être tremble et... [Lire la suite]
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26 mai 2014

Tu dis: c'est l'imperceptible ...

L’imperceptible Ça vient, c'est déjà reparti.     Tu crois que c'est le temps, mais non. Autre chose. Comme une effervescence minuscule : tu fais un lit, tu marches dans une rue quelconque et c'est là. Comme une clarté au milieu du jour, mais sans lumière.   Sans rien d’autre pour le dire que quelques mots, soudain, très simples;  table, cri ou silence ou nuit…    et qui insistent. Alors, tu les prends : ils forment de petits organismes brefs,   pareils à des... [Lire la suite]
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24 mai 2014

La mère ...

La mère Merles, chantez ! Voici ma mère.Fleurissez tant que vous pouvez, Les lilas et les cerisiers !Soleil, faites votre lumière   Plus bondissante qu'une eau vive !Courez, le vent ! Ma mère arrive ; Regardez comme les carreauxRient de refléter son image   Juste au moment où le sureauEncadre de fleurs son visage !   Regardez comme la cuisine Pour la recevoir s'illumine ! Ouvrez toutes grandes les portes.Dépêchez-vous, que l'on apporte Ici les fruits, le meilleur vinEt toutes les fleurs du... [Lire la suite]
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23 mai 2014

Les pieds nus de ma poésie...

    Les pieds nus de ma poésie Ont peu de poids  Cherche la trace de ses pas Sur cette eau tranquille  Comme un visage éclairéToute puissance agenouillée Chanson matinaleIl brille Une étoile toute nouvelle  Et la chanson la plus belle Est celle que j'ai chantée  Pour accepter ces minutes Où mon bonheur se décideOù toute chose s'arrêteA la merci d'un beau vers. Odilon Périer (1901-1928) Il a vécu successivement rue Defacqz 50, dans une... [Lire la suite]
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22 mai 2014

bourdonnements au jardin ...

Le jardin bourdonnait de soleil et d’essors, Quand tu pris ton chapeau de paille à larges bords,  Fleuri de liserons, fleuri de violettes ;    Et les roses fumaient, vivantes cassolettes,    Exhalant vers le ciel éblouissant et bleu Leur parfum plus subtil qu’une aiguille de feu.    J’écoute encor ta voix et je regarde encore Tes yeux illuminés aux fastes de l’aurore,    Le sable humide et les grands lys que tu cueillais, Et les massifs bordés de... [Lire la suite]
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21 mai 2014

Quand le livre où s'endort ....

        Quand le livre où s’endort chaque soir ma pensée, Quand l’air de la maison, les soucis du foyer,    Quand le bourdonnement de la ville insensée Où toujours on entend quelque chose crier,        Quand tous ces mille soins de misère ou de fête Qui remplissent nos jours, cercle aride et borné,    Ont tenu trop longtemps, comme un joug sur ma tête, Le regard de mon âme à la terre tourné ;      Elle... [Lire la suite]
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