31 janvier 2016

Mes pensées...

Le vent agite mes pensées, c'est comme si les branches du grand saule   cherchaient dans la rivière un sens à ma vie. Le courant, lui, caresse au passage, les terminaisons nerveuses de ce tronc aux longs bras de méduse verte. Ils plongent aussi en moi, tous ces bras ; pour soupeser du bout de leur branchages ailés,  les silences et les battements d'un cœur définitivement contemplatif. Assis, face au vent, je regardais le grand saule.  Jacques Dor
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28 janvier 2016

Sincères remerciements...

      Parfois notre lumière s'éteint, puis elle est rallumée par un autre être humain. Chacun de nous ,doit de sincères remerciements à ceux qui ont ravivé leur flamme. Albert Schweitzer
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27 janvier 2016

La poussière des mots...

  Au sortir d’un grand livre vous connaissez toujours ce fin malaise, ce temps de gêne. Comme si l’on pouvait lire en vous. Comme si le livre aimé vous donnait un visage transparent    indécent :   on ne va pas dans la rue avec un visage aussi nu, avec ce visage dénudé du bonheur. Il faut attendre un peu.   Il faut attendre que la poussière des mots s’éparpille dans le jour.   Christian Bobin          
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26 janvier 2016

Les rêveurs...

Il y aura toujours une certaine proportion de gens qui ressentiront une curiosité brûlante à propos des espaces extérieurs inconnus, et un désir brûlant d'échapper à la prison du connu et du réel,   pour atteindre ces pays enchantés de l'aventure incroyable que nous ouvrent les rêves (…) Howard Phillips Lovecraft  
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23 janvier 2016

Le reste n'est rien...

Nous n’avons guère plus de prise sur notre vie que sur une poignée d’eau claire.   Nous ne possédons que ce qui nous échappe et se nourrit de notre amour : un arbre dans le songe, un visage dans le silence, une lumière dans le ciel. Le reste n’est rien. Le reste c’est tout ce qu’on jette dans les jours de colère, dans les heures de rangement.   Il y a ceux qui jettent. Il y a ceux qui gardent. Il y a ceux qui régulièrement mettent leur maison à sac, ou le réduit d’une mémoire,   ... [Lire la suite]
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21 janvier 2016

La fragilité du bonheur ...

  Le bonheur est fragile. tu n'es pas un funambule   et tu avances pas à pas. Tu ne sais rien des jours, tu glisses sur un fil, au loin tu ne vois pas. Si tu regardes en bas c'est le vertige,   ne regarde pas. en bas tous les oiseaux se glacent et tous les hommes se protègent. Tu marches un peu plus haut mais le bonheur est difficile. Tu risques à chaque pas, tu avances docile.       A chaque risque le bonheur est là.   Tu avances vers toi;... [Lire la suite]
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20 janvier 2016

Une fleur ...

Une fleur qui s’ouvre ne fait pas de bruit Tout comme le vrai bonheur chemine à pas feutrés. Ce qui durera passe d’abord inaperçu dans ce monde changeant, plein de bruit,de faux héroïsmes, de faux bonheur et de fausses beautés. Wilhelm Raabe (1831-1910)
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18 janvier 2016

La beauté...

La beauté est un mystère qui danse et chante dans le temps et au-delà du temps. Depuis toujours et à jamais. Elle est incompréhensible…. Elle est dans l'oeil qui regarde, dans l'oreille qui écoute autant que dans l'objet admiré… Elle est liée à l'amour. Elle est promesse de bonheur. A la façon de la joie, elle est une nostalgie d'ailleurs. Jean D'Ormesson (Un jour je m'en irai sans avoir tout dit)
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17 janvier 2016

Près du chemin ouvert...

Près du chemin ouvert Et du bois sous la neige La pointe qui soulève la nuitLa lampe veille Sur le visage blanc les paupières baisséesSur le mur découvert les volets refermés Les ornières du sol se joignentLe pont plus près Les carrés tout autour Les formesLes objetsLe mystère des portes On franchit l'émotion qui barre le cheminEt sans se retourner on va toujours plus loin La maison ne suit pasLa maison nous regardeEntre deux arbres sa chevelure rouge et son front blancLe silence s'attarde Pierre... [Lire la suite]
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16 janvier 2016

La poésie est ce fruit...

  Nous avons en nous d’immenses étendues que nous n’arriverons jamais à talonner.     Mais elles sont utiles à l’âpreté de nos climats, propices à notre éveil comme à nos perditions. Comment rejeter dans les ténèbres notre cœur antérieur et son droit de retour ? La poésie est ce fruit que nous serrons, mûri, avec liesse, dans notre main, au même moment qu’il nous apparaît, d’avenir incertain, sur la tige givrée, dans le calice de la fleur. Poésie, unique montée des hommes,  que le... [Lire la suite]
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