27 mai 2016

C'est une maison petite...

Tout doit disparaître… Elle est charmante, nichée derrière sa longue barrière en bois.   Ses pierres jaune pâle se chauffent au soleil,   quelques rosiers et une arche de chèvrefeuille égaient sa terrasse.   On descend quelques marches pour accéder au jardin d'en bas. Le puits accueille des bignonias lumineux avec leurs grosses fleurs orangées   et la deuxième maison est toute pimpante sous sa treille auquel s'accroche un rosier qui grimpe jusqu'au toit.   Une glycine... [Lire la suite]
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26 mai 2016

Les brassées de lilas ...

  Elle avait emporté des brassées de lilas Et, comme elle partait couverte de printemps,   elle était comme un lys qu’un pollen ravissant aurait poudré.     Son front est lisse, un peu trop grand. Les lilas qu’elle avait, elle les posa là.   Je me suis approché de ces fleurs fatiguées d’avoir été tenues un moment dans ses bras.   Courbé comme un enfant de chœur par l’encensoir, sur leur sombre parfum ma bouche s’est posée.     Elle a tendu la main et m’a dit au revoir. ... [Lire la suite]
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24 mai 2016

Le thé...

    Miss Ellen, versez-moi le ThéDans la belle tasse chinoise,   Où des poissons d'or cherchent noiseAu monstre rose épouvanté.   J'aime la folle cruautéDes chimères qu'on apprivoise : Miss Ellen, versez-moi le ThéDans la belle tasse chinoise. Là, sous un ciel rouge irrité,Une dame fière et sournoise   Montre en ses longs yeux de turquoiseL'extase et la naïveté :   Miss Ellen, versez-moi le Thé. Théodore De Banville (1823-1891)        
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21 mai 2016

Saisir l'instant...

Ces instants-ci... tu n’en sais rien   s’ils s’en vonts’ils s’en viennents’ils restent l’instant existe-t-il vraimentou il n’est qu’une béquille pour ne pas s’égarer !? il y a quelq'un qui l’a déjà vu ?il y a quelqu'un qui l’a vu traverser le pont qui jointle bocage à la forêt séculaire ? peut-être que nous le verrons lorsqu'il ne sera plus lorsqu'il ne s’en ira pasil ne viendra pasil ne restera pas sens-tu l’éternité de l’infini ?j’aimerais bien qu’il ne soit pas ennuyeux sinon seulement... [Lire la suite]
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20 mai 2016

Les temps sont loin...

Hélas ! les temps sont loin des phlox incarnadinsEt des roses d'orgeuil illuminant ses portes, Mais, si fané soit-il et si flétri  qu'importe ! Je l'aime encor de tout mon coeur, notre jardin. Sa détresse parfois m'est plus chère et plus douce Que ne m'était sa joie aux jours brûlants d'été ;   Oh ! le dernier parfum lentement éventé Par sa dernière fleur sur ses dernières mousses ! Je me suis égaré, ce soir, en ses détours Pour toucher de mes doigts fervents toutes ses plantes ; Et... [Lire la suite]
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19 mai 2016

Ce bonheur fragile...

Le bonheur est une plume La plus légère qui soit. Il faut l'attraper Quand elle passe.Le bonheur se cueille dans l'instant,   Avec précaution Comme une fleur, Avant qu'elle ne se fane.   Le bonheur est cette poudre de soie, Qui passe, légère, devant la lune, L'effleure, l'enserre, Et la pénètre de sa paix.   Même fragile, le bonheur Transfigure les choses insignifiantes,       Il fait oublier le réel, Alors que la pensée remodèle nos traits.       La joie... [Lire la suite]
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16 mai 2016

Les roses dans l'orage...

Les rose pâles sont blesséesPar la rudesse de l'orage, Mais elles sont plus parfumées,Ayant souffert davantage. Mets cette rose à ta ceinture,Garde en ton cœur cette blessure, Sois pareille aux roses de l'orage.  Rémy de Gourmont          
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15 mai 2016

le sommeil du chat sauvage...

Dans l'herbe écrasée qui fait comme un berceau, un chat sauvage dort. Son sommeil est une lampe que les anges ont oublié d'éteindre, dont les rayons vont sans bruit à l'infini. Je le regarde avec autant d'attention qu'une peinture. J'appuie mes yeux sur la montagne noire de son ventre, je surveille les allées et venues de sa respiration. J'y accorde la mienne. La signature est illisible, mais c'est incontestable : je suis devant un chef-d'oeuvre. La vie, parfaite de... [Lire la suite]
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12 mai 2016

Dans le jardin...

Jeanne et Georges sont là. Le noir ciel orageux Devient rose, et répand l'aurore sur leurs jeux ; Ô beaux jours ! Le printemps auprès de moi s'empresse ; Tout verdit ; la forêt est une enchanteresse ; L'horizon change, ainsi qu'un décor d'opéra ; Appelez ce doux mois du nom qu'il vous plaira, C'est mai, c'est floréal ; c'est l'hyménée auguste De la chose tremblante et de la chose juste,   Du nid et de l'azur, du brin d'herbe et du ciel ; C'est l'heure où tout se sent vaguement éternel ;   C'est... [Lire la suite]
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08 mai 2016

Hymne au Printemps...(extrait)

    (...) Quand mon amie viendra par la rivière Au mois de mai, après le dur hiver Je sortirai, bras nus, dans la lumière Et lui dirai le salut de la terre...   Vois, les fleurs ont recommencé Dans l'étable crient les nouveau-nés   Viens voir la vieille barrière rouillée Endimanchée de toiles d'araignée Les bourgeons sortent de la mort Papillons ont des manteaux d'or Près du ruisseau sont alignées les fées   Et les crapauds chantent la liberté Et les crapauds   chantent la... [Lire la suite]
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