27 juin 2016

Ô Provence !

    La mer bleue au-delà des sables immobiles ; Un ciel qui peint avec de brûlantes couleurs ;        Des filles aux cils bruns, comme de fortes fleurs Dressant leur corps nerveux, belles d'être nubiles ;  De fiers aspects, malgré les feuillages débiles Des oliviers frileux aux bleuâtres pâleurs.         Ô Provence ! pays des gais conteurs habiles, Ton grand soleil n'a pas essuyé tous les pleurs.    Dans... [Lire la suite]
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25 juin 2016

Tout commence ailleurs...

  Tout commence ailleurs. Peu importe que certaines chosessoient encore ici   et même s’achèvent ici :ici rien ne commence.   C’est pourquoi cette parole, ce silence,cette table, ce vase, tes pas,   en rigueur jamais ne furent ici.   Tout est toujours ailleurs :là où il commence. Roberto Juarroz      
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21 juin 2016

Votre ami...

      Votre ami est votre besoin qui a trouvé une réponse.  Il est le champ que vous semez avec amour et moissonnez avec reconnaissance.     Il est votre table et votre foyer.Car vous venez à lui avec votre faim,   et vous cherchez en lui la paix.Lorsque votre ami parle de ses pensées vous ne craignez pas le “non” de votre esprit, ni ne refusez le “oui”. Et quand il est silencieux votre cœur ne cesse d'écouter son cœur, car en amitié, toutes les pensées, tous... [Lire la suite]
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20 juin 2016

On ne possède rien ...

Tout se perd et tout se confond, tout est léger, tout est fragile. On ne possède rien. Tout juste sans bouger quelques secondes de beauté, une patience ronde, sans désir. Un peu de bonheur sage passe ;       on le retient entre le pouce et le majeur de ses deux mains. Il faut toucher à peine. J'ai appris à toucher à peine, à effleurer.   Je venais d'une immobilité complète, et ces gestes me convenaient. Philippe Delerm - Le buveur de temps   ... [Lire la suite]
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18 juin 2016

Ce qui est en nous...

Ce qu’il y a devant nous et ce que nous laissons derrière nous est peu de chose par rapport à ce qui est en nous. Et quand nous apportons au monde ce qui est de nous, des miracles se produisent. Henry David Thoreau      
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12 juin 2016

C'était en juin dans le jardin...

    C'était en juin, dans le jardin,C'était notre heure et notre jour ; Et nos yeux regardaient, avec un tel amour,Les choses, Qu'il nous semblait que doucement s'ouvraientEt nous voyaient et nous aimaientLes roses. Le ciel était plus pur qu'il ne le fut jamais : Les insectes et les oiseauxVolaient dans l'or et dans la joie D'un air frêle comme la soie ; Et nos baisers étalent si beauxQu'ils exaltaient et la lumière et les oiseaux. On eût dit un bonheur qui tout à coup s'azureEt veut le ciel... [Lire la suite]
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11 juin 2016

J'ai revu la nature...

      J'ai revu laNature en son commencement. J'entends comme en naissant, comme en ouvrant l'oreille Un bruit de branches, d'eau, de brises et d'abeilles   Passer avec un vague et frais étonnement. On voit partout jaillir de la terre âpre et dure La vapeur balancée et molle des verdures...       Nature, je connais votre piège éternel : Forte par la beauté, humble par le silence,   Vous attendez qu'en nous sans cesse recommence L'immense adhésion au but universel. ... [Lire la suite]
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08 juin 2016

Quand le printemps venait...

  Quand le printemps venait, […] il ne se posait qu'un seul problème,   celui d'être aussi heureux que possible.   Rien ne pouvait gâter une journée, sauf les gens […]. C'étaient toujours les gens qui mettaient des bornes au bonheur,     sauf ceux, très rares,   qui étaient aussi bienfaisants que le printemps lui-même.   Ernest Hemingway  
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07 juin 2016

Jusqu'au ciel d'azur gris...

Jusqu'au ciel d'azur gris le pré léger s'élève Comme une route fraîche inconnue aux vivants ; La mouillure de l'herbe et de la jeune sève Répand dans l'air rêveur son haleine d'argent. Sur les bords de ce pré le bouleau se balance Avec le merisier profond dans ses rameaux Où des moineaux dorés sautillent en silence Comme aux pures saisons d'un univers nouveau. Je te pénètre, ô pré que longent des collines Où la fougère étend son feuillage en réseau.   Et j'écoute parler la voix molle et... [Lire la suite]
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05 juin 2016

La paix est dans le bois ...

  La paix est dans le bois silencieux et sur les feuilles en sabre qui coupent l’eau qui coule,   l’eau reflète, comme en un sommeil, l’azur pur qui se pose à la pointe dorée des mousses. Je me suis assis au pied d’un chêne noir et j’ai laissé tomber ma pensée.   Une grive se posait haut. C’était tout.   Et la vie, dans ce silence, était magnifique, tendre et grave. Pendant que ma chienne et mon chien fixaient une mouche qui volait et qu’ils auraient voulu happer,   je faisais moins... [Lire la suite]
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